LORELLE N’EST PAS MA PREMIÈRE EXPÉRIENCE ENTREPRENEURIALE. À 19 ANS, J’AI CRÉÉ KPUCHES.

LORELLE N’EST PAS MA PREMIÈRE EXPÉRIENCE ENTREPRENEURIALE. À 19 ANS, J’AI CRÉÉ KPUCHES.

De Lorna Bismuth

LORELLE N’EST PAS MA PREMIÈRE EXPÉRIENCE ENTREPRENEURIALE. À 19 ANS, J’AI CRÉÉ KPUCHES.

Jusqu’à hier, je n’aimais plus parler de KPUCHES. Cette marque était pour moi synonyme d’échec et de faiblesse.

Sauf que ces derniers jours, le sujet KPUCHES est ressorti lors d’une discussion et m’a fait ouvrir les yeux. Cette expérience est une fierté, mais aussi le déclencheur de ma plus belle aventure.

Revenons en arrière : j’avais 19 ans et j’en ai eu assez de finir toutes mes journées les cheveux trempés à cause des intempéries (et de mes choix de manteaux inadaptés).

Un soir, en rentrant chez moi après l’averse de trop, j’ai dit à ma mère : « Demain, j’achèterai un tissu imperméable et je demanderai à un couturier de me faire une capuche amovible que je pourrais mettre sur tous mes manteaux, et dans tous mes sacs à main. »

Ma mère m’a répondu « C'est une super idée !! Je suis sûre que ça pourrait être utile à beaucoup d’autres filles !». 

C’est ce soir-là, en plein milieu de ma L2, avec seulement 2000€ (que j’avais de côté) et aucune notion ni en mode ni en couture que j’ai décidé de lancer ma marque de capuches amovibles.

Mon objectif ? Permettre à toutes les femmes de ne plus jamais être démunies face aux intempéries, grâce à un accessoire aussi pratique que tendance.

Parallèlement à ma licence, et sans en parler (sauf à ma famille), j’ai travaillé non-stop pendant des mois. En Octobre 2020, je lance la marque et vends mes 100 premières KPUCHES. C’était vraiment incroyable !

Jusqu’en Avril, je ne me suis plus arrêtée : chaque mois, je sortais de nouveaux modèles et je fidélisais ma clientèle. Mais je découvrais aussi l’univers de la mode dans lequel je ne me sentais pas à l’aise.

En Mai, avec l’arrivée des beaux jours, les ventes ont diminué. J'ai donc dû me poser LA question : Est-ce que je m’arrête, où est ce que je donne tout pour aller plus loin ? 

Par fierté, j’ai pris la mauvaise décision : la seconde. Sauf que je n’avais pas les bonnes cartes en mains pour « tout donner » : 
ni le temps (je commençais mon master à Dauphine), ni les moyens (il fallait investir des milliers pour fabriquer en grande quantité) ni l'épanouissement dans le secteur de la mode. 

Alors, en Octobre, malgré les nouveaux prototypes terminés et les échantillons de tissus italiens reçus, j’ai décidé d’arrêter. Je me sentais nulle et lâche d’abandonner ce projet pour lequel tout le monde me félicitait. À mon grand regret, l’univers KPUCHES ne me faisait plus vibrer.

Mais aujourd’hui, je réalise enfin que KPUCHES m’a ouvert les yeux sur ma passion pour l’entrepreneuriat, sur l’importance d'aimer son projet autant que son secteur et d'être prêt(e) à tout donner. 

Et finalement, je suis fière de m'être écoutée et d'avoir arrêté. Ça m'a permis de créer LORELLE, un projet dans lequel je m'épanouis vraiment et pleinement.